Pleudihen (22) : deux charpentes pour un chantier

Charpente à portique

Une maison début 17ème (forte pente de toit 52° non modifié avec pignon à chevronnières et une très belle maçonnerie de toutes petites pierres) rescapée dans un îlot 19ème et une autre maison 19ème en retour sur l’arrière.
La charpente à portique de la maison 17ème est un peu atypique. Non, ce n’est pas que pour m’amuser que je l’ai faite comme ça : il y’ a une vraie raison à cela ! (Franck, je t’entends rire !) :-) .

Le propriétaire de la maison est également l’heureux propriétaire d’une très très très grande armoire normande ! Qui ne rentre dans aucune maison normale. Il a donc fait réhausser le niveau du 1er étage par le maçon (mais de beaucoup, quoi, hein !). Conséquence, au premier, on ne passait plus sous les entraits de ferme; mais ce n’était pas très grave car la charpente était à refaire…
Le résultat est plutôt sympa, non ?!

Portiques, blochets, aisseliers, jambe de force, faîtage, croix de St André et sablières plate-forme : tout est en chêne. Plein de chouettes assemblages : tenon-mortaise, queue d’aronde, tenon passant.

La charpente, par sa présence importante dans les différentes pièces de la maison, lui offre beaucoup de caractère.

Charpente à la Mansard

La seconde maison, en retour sur l’arrière est destinée à devenir un jardin d’hiver. Son comble est à la mansard avec de grand châssis vitré sur le terrasson. Le brisis de façade est percé d’une lucarne et d’une gerbière. La forte charpente à la Mansard qui porte tout cela est en faux acacia (robinier, bois non tanique) pour sa stabilité en milieu humide et qui ne foncera pas au fil du temps.
Cinq fermes portent le chevronnage en planches de chant. Cet ensemble fut levé à l’aide d’un mât.