Plouguiel (22) – réparation de charpente ancienne

Château de Lezhildry.

Réparer et conforter la charpente

Il s’agissait d’une campagne de travaux en sous-oeuvre sur le manoir du 15ème siècle. Remplacement d’entraits, d’arbalétriers, de diverses greffes (pieds d’arbalétriers, poutre…), adjonction de consoles, de goussets et de confortations en tout genre.

Ces travaux ont nécessité la réalisation d’une sapine intérieure permettant d’étayer toute la charpente, de démonter les pièces à remplacer et de hisser des pièces neuves et de les mettre en place.
Cette sapine permettait également d’évacuer les pièces de rebut et d’y travailler dans de bonnes conditions. Tout cela sans découverture et sans rien faire tomber. Bref, un petit défi technique.

Petit détail pour les curieux

L’architecture manoriale est régie par une grammaire dont l’une des règles est que le décor, l’ornementation, les signes, soient orientés vers le visiteur qui arrive, afin qu’il comprenne bien où il entre et à quel état appartient le maître des lieux.

Ici, à Lezhildry, le manoir 15ème est composé d’un rez de chaussée, d’un premier étage (étage noble) et d’un étage sous comble dont les planchers et solivaux ont disparu : les muralières et leurs corbeaux de pierre attestent leur existence ainsi que la hauteur des entraits retroussés.

Même là, dans cet étage sous comble, l’orgueil du maître est flatté par l’assemblage flotté des poinçons sur les entraits retroussés. Le flottage a formé de petits écus que la lumière sur les entraits a accroché.
J’aime à croire que le charpentier était taquin. La seule moquerie possible était celle-ci. En compliquant son travail, notre homme l’a bien réussie.